Formation interprofessionnelle à Tarare (France)

Première formation de l’année 2017 ! Durant trois demi-journées, une vingtaine de professionnels de l’éducation de la municipalité de Tarare (France) ont travaillé ensemble sur les enjeux linguistiques de leur territoire en lien avec leurs missions éducatives.

Cette formation s’adressait à divers acteurs éducatifs du territoire de Tarare : animateurs des temps périscolaires, référents de différentes tranches d‘âges, enseignants et personnels du centre de loisirs.

Le premier après-midi a permis d’ouvrir des espaces de paroles concernant la relation que chacun entretient avec sa ou ses langue(s) et les langues en général. Une biographie langagière dans l’espace, un débat mouvant : les outils participatifs utilisés ont permis de faire des langues un objet de réflexion. Ensuite, les participants ont découvert Onésime : le fonctionnement de la plateforme, les thématiques et les activités proposées. Ils ont travaillé à l’élaboration d’un projet commun entre les différents espaces éducatifs où évoluent les enfants. Depuis l’intégration de la dimension linguistique à des projets existants jusqu’aux réflexions concernant des postures professionnels communes vis à vis des langues du territoires, chacun a pu réfléchir aux manières de travailler ensemble.

L’intervention de Jean-Luc Vidalenc, animateur formateur au CASNAV (Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs) du rectorat de Lyon portait sur l’éveil aux langues, l’accueil des langues des enfants et les ponts qui peuvent se construire entre les langues de la maison et la langue de l’école.

Le bilan est très positif, les professionnels ont indiqué avoir de nouvelles perspectives concernant l’inclusion des thématiques traitées dans les prochains projets ! Également, les participants ont souligné l’intérêt d’avoir une formation inter-catégorielle afin de réfléchir ensemble aux enjeux linguistiques et de construire un discours partagé sur ces questions auprès de leurs publics.

 

L’équipe Onésime

Formations à Madagascar – 6e Forum international des Caravanes des dix mots

En novembre 2016, lors du 6ème Forum international des Caravanes des dix mots à Antananarivo (Madagascar), 30 acteurs du milieu éducatif et culturel ont été formés aux outils d’Onésime !

Le Forum international des Caravanes des dix mots se déroule tous les deux ans dans le cadre environnemental du Sommet de la Francophonie. Des porteurs de projets de Caravane des dix mots et des artistes se donnent rendez-vous pour une programmation dense : ateliers artistiques, échanges de pratiques, formations, projections et événements dans l’espace public. L’édition 2016 a reçu le prix de la diversité culturelle attribué par la Coalition pour la diversité culturelle. Une belle récompense pour la vision alternative de la francophonie que la Caravane des dix mots promeut à travers ses actions !

Parmi les temps forts de ces rencontres, les formations ont donné lieu à des échanges riches entre les différents acteurs qui travaillent dans des contextes linguistiques très différents : Égypte, Côte d’Ivoire, Union des Comores, Yukon et Nouveau-Brunswick (Canada), Bretagne (France) ou République Tchèque par exemple.
Ainsi, les artistes et les porteurs de projets de Caravane des dix mots se sont réunis au campus numérique de l’AUF de l’Océan Indien pour expérimenter les outils d’Onésime et explorer les thématiques de la plateforme. Dans tous les territoires représentés, le besoin est réel de disposer de ces outils spécifiques pour aborder les questions de francophonie et de diversité culturelle avec des publics tels que les enfants, les jeunes ou encore les professionnels. Chacun a su apporter un point de vue très enrichissant sur la pluralité des langues parlées sur son territoire et son rapport très spécifique à cette diversité.

Par la suite, Dominique Razafindratsimba, sociolinguiste à l’université d’Antananarivo, a apporté des éclairages sur les enjeux sociolinguistiques à l’échelle d’un territoire, en particulier les représentations attachées aux langues et à leurs usages. Des moments intéressants pour aborder la part d’intime liée aux langues.

Paroles de Caravaniers
Riama Moussa – Union des Comores

« J’ai eu le sentiment de comprendre très clairement les liens entre approche linguistique et artistique lors de ce Forum. Je vais avoir des arguments pour convaincre ! »

Les éducateurs de l’ONG Graines de Bitume basée à Antananarivo ont également travaillé une demi-journée sur les enjeux linguistiques propres à leur territoire et à leur public d’enfants défavorisés . Les échanges se sont concentrés sur le lien entre le malagasy, langue maternelle des enfants, et le français, langue de scolarisation. Une prise de recul importante sur les pratiques de chacun pour faire des ponts entre les deux langues ! Nous avons également travaillé sur la diversité des espaces francophones et ainsi discuté de la nécessité d’ouvrir des perspectives quant à l’appropriation de cet espace d’imaginaire et d’action qu’est la francophonie.

Crédit photo – Adam Heyns

L’équipe Onésime.

Première présentation de la plateforme Onésime à Liège !

A l’occasion du Congrès mondial des professeurs de français de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF) qui se tenait du 14 au 21 juillet 2016 à Liège, la Caravane des dix mots a présenté sa nouvelle plateforme numérique à destination des professionnels de l’éducation.

Le samedi 16 juillet à 16h, la présentation de la nouvelle plateforme numérique Onésime s’est déroulée dans l’espace de la FIPF. Destinée aux professionnels de l’éducation du français et en français, cette plateforme propose un véritable espace de partage d’activités et de ressources pour sensibiliser les jeunes et les apprenants du français à la francophonie et à la diversité culturelle. Devant un parterre d’enseignants et d’experts de la langue française, le Président de la Caravane des dix mots, Thierry Auzer, ainsi que la directrice, Emilie Georget, ont présenté les différentes interfaces de la plateforme.

A cette occasion, le Délégué général à la langue française et aux langues de France, Loïc Depecker, s’est exprimé afin de décrire le travail effectué par la Caravane des dix mots depuis maintenant plus de dix années. Afin de célébrer cette présentation d’Onésime, un verre de l’amitié a été offert aux différentes personnes présentes afin de partager un moment convivial d’échanges et de discussions autour de la langue française et de ses usages !
Nous comptons sur vous pour faire vivre cette plateforme, alors longue vie à Onésime !

L’équipe Onésime

Témoignage du Club francophone d’Edjmiadzine

Expérimentations menées au Club francophone d’Edjmiadzine durant le mois d’avril 2016.

Date: 13 avril, 20 avril, 28 avril 2016
Nombre d’élèves: 17
Classe: (15-23 ans)
Lieu: Club francophone d’Edjmiadzine
Durée: 1h 30m

Activité 1. Dire en différentes langue “Bonjour”, et si possible écrire en différents alphabets
Les membres ont écrit en 9 langues, et ils ont utilisé 3 alphabets différents.

Activité 2. La langue vivante
On a essayé de donner la définition de l’expression “La langue vivante”, suite à une courte discussion, l’animatrice (Lilit Amian) a dessiné un tableau avec les titres suivants:

  1. Les mots que mes grands-parents parlent mais je ne comprends pas.
  2. Les mots que je utilise mais mes grands-parents ne comprennent pas.
  3. Les mots que j’utilise avec mes amis, mais les mêmes mots, je les utilise autrement.
  4. Les dialectes arméniens.

Le tableau nous a aidés à définir ’’La langue vivante’’, ’’la langue ouverte’’ pour accepter et ’’la langue gentille’’ pour donner. Les jeunes ont également découvert les mots voyageurs, qui existent dans toutes les langues, nous utilisons des mots sans savoir de quel pays ils nous arrivent.

Activité 3. Travail sur la sonorité des mots
Sur le tableau on a écrit dix mots français, les jeunes ont défini les mots. C’était les mots : lac, vivant, pêche, palais, farine, loup, ours, haïr, malheureux, exister.
En donnant les définitions des mots, les élèves les comparaient avec l’arménien et cherchaient les significations dans les dictionnaires.

Activité 4. Débat. L’existence d’une seule langue au monde, aiderait à vivre sans conflits
La majorité a été contre l’existence d’une langue dans le monde. Les arguments sont ci-dessous :

  1. En Ukraine on parle la même langue, mais cela n’empêche pas d’avoir un grand conflit, donc la langue ne joue pas le rôle principal.
  2. Si tous parlent la même langue, nous perdrons la diversité des cultures, car dans chaque langue il y a des mots qui n’existent pas dans d’autres langues, et ceci forme la beauté de chaque langue.

Deux personnes étaient pour une seule langue avec les arguments suivants:

    1. A l’époque les gens ne parlaient qu’une seule langue et ils ont décidé de construire la tour de Babel. Ils se comprenaient. Ils avaient de grands succès et voulaient s’approcher de Dieu et devenir comme Lui. Dieu a confondu leurs langues et a mis fin à leurs ambitions.
    2. Nous croyons que si nous parlons la même langue, nous habiterons sans guerre et sans conflit, et nous allons nous concentrer plus sur l’éducation, l’art, les sciences … et cette langue unique doit être l’arménien.
    3. Une personne était en doute, elle voulait un monde en paix mais en même temps a voulu garder l’individualité et la culture de chaque peuple.

Activité 5. Les langues parlées dans ma famille
Les membres du club se sont mis en trois groupes. Chaque groupe a eu pour tâche de présenter des langues parlées dans sa famille et il l’a montré à l’aide de l’image.

      1. Le Premier groupe a présenté les langues parlées dans leurs familles avec un train. Chaque camionnage représente la langue et dans chaque camionnage il y a des fenêtres, donc les langues des générations.
      2. Le deuxième groupe a présenté les langues par un système solaire. Le soleil représente la langue arménienne, et les planètes autour le soleil sont les langues parlées dans la famille.
      3. Le troisième groupe a présenté les langues, en dessinant un arbre.

Activité 6 : Trouver l’objet (Activité sur les « Objets Culturels Non Identifiés »)
L’animatrice a donné en cachette à chaque groupe un petit objet. Chaque groupe a d’abord décrit l’objet sans le nommer. Après, les groupes ont échangé leurs papiers. Sur la base de la description reçue chaque groupe devait écrire une histoire. Voici l’exemple :

Objet – Bougie en forme de bouffon
Description : Nous avons un petit article. Il est en cire, multicolore car on voit sur l’article les couleurs rouge, noir, jaune, blanc. L’objet est long. Il est très beau. On peut l’utiliser pour un anniversaire. Je peux employer cet article pour un anniversaire. Il a l’air un peu drôle.

Texte produit : « Il était une fois un garçon. Il a décidé d’offrir à sa grand-mère une tarte avec des bougies multicolores. Il a acheté des bougies rouge, noire, jaune, blanche, parce qu’il aimait ces couleurs. C’était l’anniversaire de sa grand-mère. Quand elle a vu la tarte, elle a soufflé les bougies et elle était très contente. »

Activité 7: Raconter des contes en utilisant des dessins
Les membres du club ont choisi le conte “Le chaperon rouge”.
Ils ont dessiné les scènes du conte, ensuite ils ont présenté le conte, en utilisant les dessins qu’ils avaient faits. Cette activité était très intéressante et a beaucoup plus aux jeunes apprenants de français.

Chaque activité trouvait un grand accueil et intérêt parmi les membres du club et ils attendaient avec impatience le cours suivant pour découvrir de nouvelles activités aussi intéressantes et enrichissantes tant sur le plan linguistique que culturel. Ces activités aident les jeunes à se découvrir, se réaliser, s’exprimer, créer et apprendre.

 

Témoignage d’Erevan (Arménie)

Témoignage reçu le 03 juin 2016 d’une enseignante arménienne d’Erevan suite à des activités menées avec un groupe d’apprenants de 15 ans et plus.

Territoire : République d’Arménie, Erevan
Caractéristiques linguistiques de ce territoire : L’Arménie est un pays francophone. Elle est également un Etat membre de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Concernant les langues, le russe est enseigné presque au même titre que l’arménien dès le collège. Outre le russe, l’enseignement d’une deuxième langue étrangère est obligatoire, et souvent ce sont l’anglais et le français qui sont choisis.
Type de participants : Plus de 15 ans
Situation linguistique : Français langue étrangère

Quelle activité avez-vous animé ou utilisé ? Comment l’avez-vous adapté à vos participants ?
Dans le cadre de la saison de la Francophonie, on a abordé le thème du  »plurilinguisme » et de la  »diversité linguistique ». J’ai utilisé une activité portant sur les biographies langagières. Les apprenants qui ont participé à cette activité, ont entre 20 et 30 ans. Ils apprennent la langue française dans l’organisation SPFA (Clubs d’activités francophones en Arménie), le français est une langue étrangère pour eux.

1-Remue-méninge autour de la francohponie:
Les apprenants proposaient leurs associations d’idées avec ce mot. Et parmi les idées présentées, on a croisé le fait de parler quelques langues et on a découvert le mot  »plurilinguisme ».

2- Fleur des langues :
Pour expliquer le phénomène du plurilinguisme, j’ai présenté à mes apprenants une fleur des langues que j’ai préparée moi-même. La fleur des langues était divisée en 4 catégories:

  • les langues que je parle
  • les langues que je ne parle pas mais que je comprends
  • les langues que je ne parle pas mais que j’ai déjà entendues quelque part
  • les langues que j’aimerais apprendre.

On a rempli notre fleur des langues avec les informations des apprenants. Ensuite chaque apprenant a présenté sa représentation des langues et du plurilinguisme avec les mêmes quatre catégories mais par une autre image que la fleur.
Enfin, on a eu de très bonnes représentations sur les langues : un arbre des langues, une table des langues, une étoile des langues etc.

Quel message voulez-vous partager avec les amis d’Onésime ?
Merci pour cette formation intéressante et enrichissante.
Je conseille à tous mes amis d’Onésime de pratiquer de temps en temps quelques unes des activités proposées.

 

 

Partage d’expérience du Haut-Karabagh !

Suite à l’expérimentation menée durant le mois d’avril, des activités ont été menées avec un groupe d’enfants de 10 à 15 ans sur la base des activités proposées sur la plateforme Onésime.

Territoire : Arménie, Karabagh, Stepanakert
Caractéristiques de ce territoire : La République du Haut-Karabagh se situe dans le sud-est du Caucase mineur.
Les langues enseignées : Dès la 3ème année d’études secondaires, le russe est enseigné presque au même titre que l’arménien. Outre le russe, l’enseignement d’une deuxième langue étrangère est obligatoire : l’anglais mais aussi le français qui est la langue étrangère la plus enseignée.
Type de participants : Entre 10 et 15 ans
Situation linguistique : Français langue seconde ou d’enseignement

Quelle activité avez-vous animée ou utilisée ? Comment l’avez-vous adaptée à vos participants ?
Dans le cadre du projet de sensibilisation à la francophonie et à la diversité culturelle, 10 élèves entre 13 et 15 ans ont participé à la formation organisée le 14 mai au club francophone de Stepanakert.

Tout d’abord les élèves se sont vu présentés quelques informations générales sur la francophonie, la diversité des langues et des cultures des pays. Puis, ils ont rendu compte du rôle d’une langue, où elle peut être présente, par qui la langue peut être partagée, quel est son rapport avec le pays et sa culture, pourquoi les langues et les mots voyagent etc.
Avant la présentation sur la francophonie, les élèves ont répondu à quelques questions:

Qu’est-ce que c’est la francophonie?
– C’est le jour, quand tout le monde parle en français
– C’est l’union des pays qui parlent français
– C’est tous les pays qui parlent français

Qu’est-ce que c’est une langue vivante?
– C’est la langue qu’on utilise chaque jour
– C’est la langue qui existe

Pourquoi le français est présent sur les 5 continents du monde?
– C’est la conséquence des colonisations

Ensuite, on a divisé les enfants en deux groupes et commencé la première activité : le remue-méninges. Les élèves devaient donner des mots pour chaque phrase suivante. Les réponses étaient en dialecte arménien parce que c’est leur langue du quotidien.
En ce moment c’est la mode de dire…
– Je ne comprends pas les personnes âgées quand elles disent…
– Il y à des mots que j’utilise avec des amis…
– Il y à des mots que j’utilise avec des adultes…
– Les régionalismes que j’ai déjà entendus…

Les élèves ont donné des réponses pour chaque phrase. Ils ont fait cette activité avec beaucoup d’enthousiasme, cela leur a plu de chercher et trouver des mots d’après ces phrases.

La deuxième activité s’appelle « Diversité des langues parlées ».

Sur le tableau on a écrit le mot « bonjour » en arménien et les enfants ont dit ce mot en d’autres langues. Il y avait des « bonjour » en une dizaine de langues. A la question d’où ils connaissaient ces mots, quelques élèves ont répondu qu’ils ont voyagé dans ces pays.
Ensuite les enfants devaient noter des langues d’après les quatre phrases écrites sur le tableau:

– Les langues que je parle
– Les langues que je ne parle pas mais que je comprends
– Les langues que je voudrais parler
– Les langues que j’ai entendues quelques part

La liste des langues devaient être présentée par une image, d’après l’imagination des enfants.
Le premier groupe a dessiné une pomme et la deuxième groupe la Tour Eiffel. Les deux groupes parlent arménien, russe, anglais et français. Les langues qu’ils ne parlent pas mais qu’ils comprennent sont l’ukrainien, le géorgien et l’espagnol. Ils veulent parler chinois, espagnol et hongrois. Les langues qu’ils ont entendu quelques parts sont le turc, l’allemand et le géorgien.
Une élève de chaque groupe a présenté au groupe l’image et les langues par catégorie.

La troisième activité s’appelle « Débat mouvant »

Nous l’avons réalisé selon les règles exposées sur le site Onésime.
Les élèves se sont exprimés très facilement, ils étaient presque toujours vers un coté, ils n’y avaient pas beaucoup de monde au milieu.

Affirmation: « Une langue universelle pourrait réduire les conflits dans le monde »
Réponses:
• Je ne suis pas d’accord, parce que l’exemple de Babylone a montré que même si on parle la même langue, on peut avoir des conflits (Artyom)
• Il y a des conflits même parmi les populations qui parlent la même langue (Lina)
• Pas une langue, mais une religion universelle pourrait réduire les conflits (Sargis)

Affirmation: « Certaines langues sont plus nobles/ belles que d’autres »
Réponses:
• Je ne suis pas d’accord, parce que chaque langue est belle à sa manière(Zara)
• Chaque langue, même notre dialecte a ses particularités (Gor)
• Je suis d’accord parce que la sonorité de la langue arabe n’est pas belle (Sargis)

Affirmation: « Dans 150 ans nous parlerons tous chinois »
Réponses:
• Je suis d’accord parce que les chinois sont très développés, un jour ils peuvent inventer des techniques pour que tout le monde parle chinois (Emma)
• C’est possible, mais dans 1500 ans, pas 150 (Artyom)
• Je ne suis pas d’accord, les scientifiques ont prouvé que dans 30 ans les indiens seront plus nombreux que les chinois (Melani)(A confirmer)

Affirmation: « Le français est davantage une langue de culture, l’anglais est davantage une langue de l’économie »
Réponses:
• Je ne suis pas d’accord, il y a des personnes qui apprennent le français pour faire le « business » (Artyom)
• Pas d’accord. Les français font des « business », alors c’est possible faire business avec la langue française (Lina)
• Je suis d’accord. Le français est la langue d’amour. Je n’imagine pas faire du « business » avec cette langue. Mon père me dit toujours apprends bien l’anglais pour que tu puisses trouver un travail (Melani)

Affirmation: Ça ne sert à rien de parler les langues régionales
Réponses: (Tout le monde étaient vers la coté « pas d’accord »)
• C’est important de garder la langue des régions.
• Les langues des régions sont douces. Il faut les garder.

Quelle a été la réaction des élèves suite aux activités ?
Quand on a commencé la première activité: le remue-méninge, les élèves s’impliquaient lentement, les questions leurs semblaient un peu étrange, mais une fois que j’ai donné un ou deux exemples, ils m’ont attaqué avec leurs réponses, ça leur semblait aussi une activité un peu drôle. Une fois l’activité terminée, ils ont regardé au tableau plein de réponses et m’ont dit qu’il ne se rendaient pas compte de toutes ces catégories quand ils parlent dans leur quotidien.
La deuxième activité – diversité des langues parlées – les élèves l’ont faite plus sérieusement, ils se sont même disputés entre eux sur le fait qu’on ne peut pas mettre la langue si on connait un seul mot de cette langue ou si on a entendu un ou deux mots de telle ou telle langue. Ils ont fait cette « règle » eux même.
Ils ont beaucoup aimé l’activité débat mouvant. Ils la faisaient très sérieusement, en étant très définitif dans leurs réponses et arguments. A la fin ils m’ont demandé si je peux demander au professeur de sciences naturelles a l’école d’organiser leurs débats de la même manière

Quel message voulez-vous partager avec les amis d’Onésime ?
Les enfants ont beaucoup aimé les activités, surtout le débat mouvement. A la fin du cours une élève (Zara) m’a dit « Le temps est très vite passé, on voudrait que les heures des cours a l’école passent autant vite » 🙂

Je voudrais partager avec vous une anecdote:

Un homme qui passe devant un magasin voit un tableau d’annonce « Des salariés requit ». Il entre dans le magasin et demande d’appeler le manager. Le manager lui demande s’il connait une langue étrangère.
-Non, répond-t-il
-Vous connaissez les mathématiques ?
-Non, répond-t-il
-Et pourquoi vous êtes venu?
-Je suis venu pour vous dire de ne pas compter sur moi.

Les 25 premiers explorateurs d’Onésime sont arméniens !

Lancement des expérimentations et formations à Erevan (Arménie) les 8 et 9 avril 2016 en partenariat avec l’Association Arménienne des Enseignants de Français, les clubs francophones SPFA de la Caravane des dix mots en Arménie et l’Alliance française d’Arménie.

Les 8 et 9 avril 2016 à Erevan, se sont réunis différents professionnels du Français Langue Étrangère : enseignants du système scolaire public arménien (primaire, secondaire, classes bilingues, français renforcé) et enseignants des clubs francophones SPFA. Les vingt-cinq participantes provenaient de différentes villes de tout le territoire arménien : de Gumri à Edjmiatzine en passant par Stepanavan.
Cette formation, rendue possible grâce au soutien de la Fédération Internationale des Professeurs de Français via son Fonds d’Innovation Pédagogique,, a marqué le lancement des expérimentations de la plateforme pédagogique “Onésime” en Arménie. Outil innovant, cette plateforme sera expérimentée dans de nombreux pays (France, Belgique, Tunisie, Egypte) avant d’être lancée officiellement au niveau international lors du Congrès mondial de la FIPF à Liège en juillet 2016. Les enseignants arméniens sont pilotes dans l’expérimentation de ce nouvel outil numérique pour partager leurs activités et leurs expériences avec les autres professeurs de français du monde entier.

Onésime souhaite ainsi favoriser l’appropriation des outils et des démarches par les professionnels de l’éducation au français qui pourront ainsi les adapter à leurs contextes spécifiques. L’intérêt de mêler les différentes cultures professionnelles est de bénéficier des approches complémentaires des participants qui s’enrichissent mutuellement de cet échange.
Cette formation a eu pour but de proposer une approche pédagogique valorisant la dimension culturelle de la langue française ainsi qu’une approche multipolaire de la francophonie. Grâce à la réflexion sur la diversité et le respect des droits culturels, cette formation donne aux participants les clés pour explorer pleinement le potentiel d’ouverture de la diversité culturelle de la francophonie auprès de leurs apprenants dans le cadre de l’enseignement du français langue étrangère.
Annemarie Dinvaut, maître de conférences en Sciences du Langage à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse en France, a accompagné l’équipe de la Caravane des dix mots, composée d’Emilie Georget et d’Adèle Blin, en tant que spécialiste de didactique des langues et de l’interculturel. Elle a ainsi complété la prise en main des outils d’Onésime par une approche sur les différents patrimoines culturels francophones via la littérature et la musique et a également mis en avant la diversité linguistique du groupe grâce à une activité d’arts plastiques.
Merci à la Fédération Internationale des Professeurs de Français d’avoir soutenu ce projet de formation et bienvenue aux heureux premiers explorateurs!

 

L’équipe Onésime